Où en est le support de votre version ?
Une fois le support étendu terminé, Microsoft ne publie plus de correctif de sécurité, sauf souscription aux Extended Security Updates. Pour une base qui contient des données clients, financières ou de santé, c'est un risque de sécurité et souvent un problème de conformité. Nous détaillons les options (ESU, SQL Server 2022, SQL Server 2025, Azure) dans notre article sur la fin de support de SQL Server 2016.
| Version | Fin du support étendu | Situation |
|---|---|---|
| SQL Server 2012 | 12 juillet 2022 | Hors support |
| SQL Server 2014 | 9 juillet 2024 | Hors support |
| SQL Server 2016 | 14 juillet 2026 | Hors support |
| SQL Server 2017 | 12 octobre 2027 | À anticiper |
| SQL Server 2019 | 8 janvier 2030 | Supporté |
| SQL Server 2022 | 11 janvier 2033 | Supporté |
Ce qui fait échouer une migration
Restaurer une sauvegarde sur un serveur plus récent prend quelques minutes. Ce qui prend du temps, et ce qui fait échouer les migrations mal préparées, c'est tout le reste :
- des régressions de performance dues au nouvel estimateur de cardinalité ou au changement de niveau de compatibilité ;
- des fonctionnalités dépréciées ou supprimées encore utilisées par une application ;
- les éléments oubliés hors des bases : connexions et leurs identifiants, jobs de l'Agent SQL, serveurs liés, certificats, packages SSIS, opérateurs et alertes ;
- une fenêtre d'interruption sous-estimée, faute de répétition.
Notre méthode
1. Inventaire et évaluation
Instances, bases, dépendances, volumétrie, fonctionnalités utilisées, compatibilité avec la version cible et support par vos éditeurs. Un audit SQL Server préalable permet aussi de ne pas migrer les problèmes existants.
2. Choix de la cible
Sur site ou en machine virtuelle avec SQL Server 2022 ou 2025, Azure SQL Managed Instance, Azure SQL Database : chaque option a ses contraintes techniques et son modèle de coût. Nous vous aidons à choisir en fonction de vos applications, pas d'une mode.
3. Tests de performance
La charge réelle est capturée puis rejouée sur la nouvelle plateforme. Le Query Store permet de comparer les plans et de corriger les régressions avant la bascule, pas après.
4. Répétition et bascule
La bascule est répétée au moins une fois, chronométrée et documentée. Le jour J, la nouvelle instance est déjà synchronisée : il ne reste qu'à appliquer les dernières transactions, rediriger les applications et vérifier. Un plan de retour arrière est prêt, au cas où.
5. Suivi après migration
Surveillance renforcée pendant les premières semaines, montée progressive du niveau de compatibilité, et ajustements de configuration propres à la nouvelle version.
Migration SQL Server vers Azure ou AWS
Migrer vers Azure a du sens quand vous voulez réduire l'exploitation d'infrastructure ou bénéficier de la haute disponibilité intégrée. Ce n'est pas toujours moins cher, et certaines applications s'accommodent mal des limites d'Azure SQL Database ; Azure SQL Managed Instance ou AWS RDS for SQL Server sont alors souvent plus adaptés. Une migration vers le cloud mérite la même rigueur qu'une migration sur site, et une estimation de coût faite sur votre charge réelle. Pour la continuité de service une fois migré, voir haute disponibilité et PRA.
